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Sculptures dans la ville. Annecy 2005
Un parcours d’art public contemporain

Du 22 décembre 2005 au 28 février 2006
 

Organisation : La Ville d’Annecy, en collaboration avec le Conseil Général de la Haute-Savoie.
En partenariat avec la Galerie Nadir à Annecy et la Galerie Art / espace à Thonon les Bains.

Commissariat général: Alain Livache. Agence "étant-donné".

--------------------------------------------------------------------- Deux volets complémentaires:

A  :Un parcours d’art public en centre ville.  
Cinq artistes qui sont invités à investir l’espace public entre décembre 2005 et février 2006.
·  Sigrid Coggins
·  Jacques kaufmann
·  Marc limousin 
·  Patrice Mortier
·  Jean Paul Moscovino


B : Découverte ou redécouverte des œuvres d’art public de la Ville d’Annecy
De manière complémentaire, une mise en valeur des œuvres installées de façon permanente sur le domaine public dans plusieurs quartiers de la ville est également proposée.

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A  : Le parcours d’art public en centre ville.  

Un dialogue entre l’art et la ville

Cinq artistes plasticiens créent à Annecy des œuvres monumentales, en fonction des lieux et en écho avec leur environnement patrimonial, social ou humain. Dix sept œuvres qui attestent de la vigueur de l’art public contemporain, à travers différentes formes - installation, photographie, forme architecturale, sculpture, œuvre sonore, œuvre numérique ou à travers différents processus de création - œuvres interactives, co-réalisées, mouvantes…
Dans tous les cas, chaque artiste dialogue autant avec les spectateurs qu’avec l’espace public. Sans thématique affichée, le parcours développe une approche poétique et décalée de la ville. L’itinéraire tracé au centre ville, permet de mettre en relation les œuvres entre elles. Une invitation à une singulière déambulation…

        Les principales œuvres du parcours « centre ville »

Sigrid Coggins
Pyramidoscope
Songeries sur rêves dits
Création in situ 2005

Installation. 2005
Strcuture pymamidale.
Acier, bois et matériaux mixtes. Base : 740 cm. Hauteur : 700 cm
Pierres phosphorescentes et bande son.
Site : Place de la Libération.

Sigrid Coggins propose une installation sculpturale, sonore et participative. L'oeuvre évoque les rêves que les uns et les autres portent en eux. La pyramide bleue devient le réceptacle de ces imaginaires. L'espace interne est accessible par quatre hublots /périscopes. Le spectateur y découvre un environnement étrange et sonore : pierres phosphorescentes en suspension et paroles diffusées.
L'oeuvre engage la participation des anneciens : l'artiste sollicite de leur part l'expression d'un rêve ou d’une utopie, à déposer sur le répondeur téléphonique de Pyramidoscope. L'oeuvre devient ainsi évolutive tout au long de son exposition.
Chacun peut alors associer une météorite bleue avec un rêve exprimé, dont est conservé le « grain vocal » initial.
Durant la période d'exposition le processus de recueil de rêves se poursuit :

composez le 04 50 33 65 61

L'artiste crée également  un œuvre internet « pyramidoscope » sous forme multimédia.  Les rêves des anneciens passeront alors les frontières… Le site :
www. pyramidoscope.fr

 Si les nouvelles technologies et la caméra sont des éléments importants de la palette de Sigrid Coggin, l’artiste indique que <<le plus important de tous mes pinceaux, c'est le spectateur>>. Sigrid Coggins prend en effet à partie le spectateur dans son travail. Elle initie des dispositifs où elle relie ses installations poétiques de pierres en suspensions phosphorescentes et ses approches participatives.

Sigrid Coggins vit et travaille en Haute-Savoie

 


Pyramidoscope. Place de la libération

 

 

 


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Jacques kaufmann.
 Motsmur.  fmr

 Création in situ 2005

Sculpture - installation
5 000 Briques en terre.  
Longueur linéaire : 30 mètres. Hauteur : 100 - 180 cm
Site : Place de la Grenette

Un mur-sculpture de briques serpente sur le site. Des mots s’inscrivent dans l’espace. Des anneciens les ont choisis avec l’artiste qui a réuni autour de lui un groupe formé d’apprentis maçons, (issus des Compagnons), d’étudiants ou de personnes issues de sphères différentes. Ils participent au montage de l’oeuvre.
La sculpture devient le message adressé au passant, éphémère, fmr …,   comme une alternative aux signes graphités sur les murs de nos cités.
Le langage « texto », rapide, immédiat est là la base d’une entreprise de longue haleine, un chantier de 5 jours…
L’architecture même du mur modifie la perception de l’espace. 

La brique, élément banal, qui se montre peu et à qui l’on ne prête pas attention, permet à l’artiste d’exposer ce qu’elle recèle : ici, 
la capacité à écrire dans l'espace. La terre, la brique, la céramique sont les matériaux que Jacques Kaufmann transpose dans le champ de la sculpture. 

<<Pour bâtir son monde, l’humain s’est fait des mythes et des briques>>. A. Lewy Gazeau.

<<La manière dont se génère la forme est un des questionnements de mon travail actuel. Une de mes hypothèses est de penser que toute énergie mise dans un matériau, de manière intuitive d'abord puis attentionnée et structurée au fur et à mesure de l'échange qui se produit avec celui-ci, est le principe producteur de l'oeuvre. Pour cela, mes gestes sont simples et directs, et procèdent de ce que 
 peut susciter le matériau lui-même. Faire que la forme s'invente comme expérience concrète d'une relation, c'est cela l'enjeu !

 Pour moi, l'imaginaire part du matériau, de ses qualités,

 et de son   énergie poétique >> (J.K.)
Le travail de la terre, quel qu'en soit l'objet se conclut par la mise en espace ou en situation, comme territoire supplémentaire d'investigation. Ainsi, Jacques Kaufman réalise des travaux, éphémères ou pérennes, qui explorent la relation entre un lieu et un matériau, que ce soient des briques, des tuiles, des masses de terre crue ...

 Jacques kaumann vit et travaille en Haute-Savoie.


En partenariat avec la Galerie Nadir à Annecy


Jacques Kaufmann.


« fmr » Œuvre en cours d’installation. .Jour 3 / 5.

 

Assistants annéciens de l’artiste : Fabian Rousseau, Simon Nguyen, Geoffrey Tronnier, Brigitte Hubert, Chloé Jeantet, Nathalie Marion,  Marjorie Frydig, Bachir chellakh, et Bruno.

Remerciements : Compagnons du tour de France. Meythet, M. Heinrich.MJC de Novel et tout particulièrement Michelle Detraz. Jean Pïerre Postaire. Galerie nadir.

 

Jacques Kaufmann
Blocs érodés
"BLACK WATER BLOC"
1999.  

Sculpture. 1999.
Brique noire et résine époxy
Œuvre réalisée lors du Symposium céramique et architecture
Université de Wolverhampton.Angleterre .1999
Site : Place Notre Dame.

 "BLACK WATER BLOC" est un assemblage de briques noires avec une résine époxy. Le collage est suffisamment fort pour permettre la 
manipulation de cette masse d'une tonne qui est vide à l'intérieur.
Une opération de meulage intervient ensuite, comme on le ferait avec 
une masse de pierre. Les joints de la brique apparaissent comme un 
élément géométrique dans une forme à résonance naturelle. La masse  porte cette inscription d'un acte humain et acquiert son statut culturel.
La géométrie des joints est entamée par l'acte de meulage, et la 
lisibilité en est perturbée selon l'angle de vue ou le déplacement 
autour de la forme. La surface vibre étrangement à la lumière, comme  si le matériau était perçu à travers un filtre d'eau.
Il n'y a pratiquement pas de limite de dimension pour ce genre de 
travail, qui ouvre ainsi une nouvelle échelle possible au travail de 
la terre. (Jacques Kaufmann)
 

Marc limousin 
Ondes de rives.
Les univers perpendiculaires
Création in situ 2005

Installation. 2005Acier et photographies contrecollées.Chaque élément : Hauteur : 5 mètres. Largeur : 70 cmSite : Paquier

 

Prenez le parti de l’eau.
Prenez les yeux de l’eau qui coule au travers de la ville. Mettez vous à sa place. Notez la date et l’heure.
Suivez le cours du canal du Thiou et du Vassé.
Les frondaisons défilent, des fragments d’architectures surviennent.
Le ciel au-dessus.
Captez les images de ces yeux qui voient la ville,  perpendiculaire.
Saisissez ce qui défile : la ville, qui se mélange. Le ciel au-dessus.
Traces furtives, mouvements inéluctables. Couleurs éparses.
Dressez le tout verticalement.
Le regard de l’eau survient. Face à face. 
Vous êtes l’eau, sa réminiscence, sa réflexion liquide, impressionniste.
Renotez la date et l’heure.
Hier était autre, demain serait différent…

Marc Limousin initie pour la première fois une œuvre de la série « ondes de rives ». A terme, ce concept est susceptible de se développer aux rivières du monde. A Annecy, ce sont le canal du Vassé et du Thiou traversant la ville qu’il choisit. Dans la cité de «l’image en mouvement», cela était naturel…

 Par un processus photographique particulier, l’artiste capte au ras de l’eau ce que « ses yeux» perçoivent, pendant quelques secondes, lors son voyage au sein de la ville… Traces des vieilles prisons, de frondaisons, de ciels et de  bâtiments flous se fondent. Le basculement vertical des images décale notre relation habituelle à l’espace.  Ces trois lames dressées sur le Paquier entretiennent alors une relation singulière avec le lac, source des canaux de la ville. Elles s’inscrivent aussi dans l’environnement grâce aux reflets de leurs faces extérieures. Ces images d’ondes de rives qui se dressent présentent un aspect quasiment abstrait. La forme minimale choisie et la disposition en triangle des 3 éléments confèrent à l’œuvre une simplicité formelle permettant à chacun de mieux se l’approprier. 

 

Marc Limousin vit et travaille en Haute-Savoie.

 

Patrice Mortier
Beachcaméra.
Création in situ 2005

Installation photographique. 2005
Photos numériques à l’aquarelle contrecollées sur films transparents
Site : Parking de l’Hôtel de Ville

Annecy. L’été. Son lac.  Plage en herbe. Plage de sable…
Décalage de saisons, de ces images estivales à ce regard hivernal. Un parking souterrain… Son ascenseur …
Une transition verticale entre l’été enfoui et ses corps au soleil et l’hiver émergé et ses corps emmitouflés. 
Personnages insignifiants ? … sous le regard d’un estivant dans l’ascenseur…
Contrastes, mouvements burlesques et réflexion distante sur Annecy ville –vacance ... Annecy les Bains…

Patrice Mortier capte des images, in situ ou sur webcam qu’il travaille ensuite à l’aquarelle. Il crée pour Annecy cette  installation photographique en mouvement sur l’ascenseur du parking…

 Patrice Mortier vit et travaille en Saône-et-Loire

 
Vue de l’intérieur de l’ascenseur

L’artiste propose également deux autres œuvres : Vues d'en haut, sept photographies suspendues  Rue Camille Dunant, en dessus du canal Saint Dominique et une immense photo « le Grand Bornand » square de l’évêché.

Deux autres manières de voyager, ici et là…

 

Patrice Mortier
« vues d’en haut »

Sept Impressions numériques sur bâche
220 cm x 220 cm chaque élément.
2003
Site : Rue Camille Dunant, canal Saint Dominique

 C'est par l'intermédiaire du plus grand réseau d'information mondiale qu'est internet que cet artiste propose une vue singulière et contemporaine du paysage urbain. Il utilise l'intermédiaire des cameras de surveillance directement connectées sur le web pour obtenir ces clichés. Il nous convie ainsi à nous réapproprier ces lieux, ces instants de lieux, qu’ils soient à l’autre bout du monde ou tout proches… C'est lui qui détermine le bon moment pour figer l'instant qui sera alors le sien. La vue des lieux de transits des grandes villes se fixe alors à la seconde, au moment T choisi par l'artiste. Il entre alors entre dans la postérité. Chaque photographie est un point de vue figé. Pour ces sept bâches « vues d’en haut » (les web cam sont la plupart du temps disposées en hauteur), l’artiste reste dans cette approche d’arrêt sur image du net.  Le rôle qu’a la peinture lorsqu’il utilise le tableau comme langage est ici remplacé par la palette graphique informatique. La distance entre l’image d’origine (sur écran d’ordinateur) et son agrandissement important approfondissent alors son impact.

Bâche 1 : Taïpei, (Taiwan)  2002
Bâche 2 : Porto Alegre (Brésil) 2002
Bâche 3 : Hong Kong II . 2002
Bâche 4 : Sapporo (Japon) 2002
Bâche 5 : Rotterdam (Hollande) 2002
Bâche 6 : Hong Kong I. 2002
Bâche 7 : Times square (Angleterre) 2002

 

 

 

Patrice Mortier
« Grand Bornand » 

Impression numérique sur bâche
Photographie, aquarelle .
500 cm x  250 cm
Site : Square de l’Evêché.

 En 2004, Patrice Mortier réalise au Grand Bornand, (dans le cadre de la manifestation acte 1), deux immenses photos numériques disposées sur l’office de tourisme du Chinaillon.  Dans une démarche participative, l’artiste, en amont, a proposé aux habitants de photographier des lieux de leur village, importants pour eux seuls. Beaucoup de ces clichés n’avaient pas le caractère touristique habituel des images de montagne. Patrice Mortier a ainsi constitué une banque d’images. Deux de celles-ci, retravaillées à l’aquarelle et imprimées sur bâches ont été agrandies et présentées dans l’espace public. C’est l’une de ces deux œuvres qui s’inscrit sésormais à Annecy, comme un écho local aux autres photographies de la rue Camille Dunant, présentant des sites beaucoup plus lointain du monde. 
Dans notre quotidien, les images du monde défilent, banalisées, à la télévision, dans l’espace publicitaire ou sur internet.  D’apparence banale, cette vue du Grand Bornand induit un regard décalé sur notre réalité.

Jean Paul Moscovino
Cinq sculptures dans la ville.

 J.P. Moscovino crée des habitacles plus que des formes en volume. Un jeu de pliage en acier, proche de l’origami. Le bleu qui les couvre efface toute densité. Il invite à la mise en perspective. C’est le geste qui crée la forme. Les sujets représentés sont le prétexte à une interrogation sur ce que nos yeux d’humains nous transmettent du monde. Le regard est invité à voir de l’intérieur. L’artiste se sent proche des primitifs tels que les déchiffre Jean Laude : la légende et la mythologie naissent du travail des formes et non l’inverse.

Jean Paul Moscovino vit et travaille dans le Loiret


Deux sculptures sont présentées Place de l’Hôtel de Ville, une autre rue Saint Maurice et deux enfin Square de l’évêché. En partenariat avec la galerie Art / espace à Thonon les Bains.
La galerie propose une exposition personnelle de J. P. Moscovino.

 

Marine
Femme – navire
Sculpture ; 2005
Aluminium peint
Site : Place de l’Hôtel de Ville

J.P. Moscovino crée des habitacles plus que des formes en volume. Un jeu de pliage en acier, proche de l’origami. Le bleu qui les couvre efface toute densité. Il invite à la mise en perspective. C’est le geste qui crée la forme. Les sujets représentés sont le prétexte à une interrogation sur ce que nos yeux d’humains nous transmettent du monde. Le regard est invité à voir de l’intérieur.
 L’Origami,  art consacré au  pliage du  papier, est né en Chine et s’est particulièrement développé au Japon. Il fait partie de sa  tradition artistique, ludique mais aussi rituelle.
Jean paul Moscovino décale cette tradition en l’inscrivant dans la sculpture contemporaine.

<< Le matériau ne m’intéresse pas, seule la couleur m’attire et m’interpelle (on ne voit des choses que des couleurs). Ce phénomène soulève autant de passions, de références culturelles, d’effets de modes que de problèmes physiques de décryptage et de sensations>> J.P. M

 

Baigneuse
Femme assise
Sculpture. 2003

Aluminium peint
Site : Place de l’Hôtel de Ville

 <<A l’atelier, je travaille le papier, je déchire, je plie, je découpe… ce sont mes doigts qui inventent l’anatomie de mes personnages.
Je transpose ensuite la forme sur du métal en utilisant les tôles les plus fines possibles qui sont peintes ensuite, majoritairement  bleues.
Le bleu est une des extrémités du spectre que l’œil humain peut décrypter. L’autre extrémité étant le rouge, qui lui, vient vers nous, nous ramène sur terre. La vie humaine navigue entre ultra-violet et infra-rouge… entre ciel et terre !
Ces personnages sont des architectures ; je m’y réfugie pour regarder le monde. Je m’enveloppe de couleur. Ainsi, le vide est rouge ou bleu… >> J -P. M.

 

Inter-Valle
Femme  assise
Sculpture ; 2003
Aluminium peint
Site : Rue Saint Maurice

 << Une chose est sûre : la couleur est un effet de surface, une réaction de peau », elle ne peut exister qu’à la rencontre du plein et du vide. C’ ‘est un film impalpable qui entoure.  En somme, un emballage. Voilà ! Je propose des emballages, des pliages de couleurs, des origamis. Leur voile coloré suggère le volume en passant du plan à trois dimensions. >>
J-P. M.

 

Inter-rieur
Femme assise
Sculpture. 2002
Aluminium peint
Site : Square du Balustre d’or

<<Mon bleu est une idée de bleu . C’est de la couleur au sens théorique du terme,  sans vécu, sans patine, sans anecdote, sans nom …. Ni bleu du ciel, ni bleu Klein, ni bleu outremer …) >> J-P  M.

 

Entre-Vue
Femme  assise, passage arche.
Sculpture. 2003
Aluminium peint
Site : square de l’Evêché


 << Je fabrique des corps, des femmes assises, mais ces formes ne sont qu’un prétexte, elles pourraient tout aussi bien être completement abstraites. (Le figuratif ou l’abstrait ne sont qu’une question de regard ou d’échelle !) >> J-P M.

 

 

Médiations du parcours centre ville

            Jours et horaires :

o         Jeudi 22 décembre. 19h30.  En présence des artistes. RDV devant la « pyramide », place de la Libération.

o         Samedi 7 janvier. 14H. RDV devant l’Hôtel de Ville.

o         Jeudi 19 janvier. 18h. « idem »

o         Mardi 7 février. 12h15. « idem »

o         Jeudi 16 février. 18h. « idem ».

Visites commentées scolaires : Renseignements au 04 50 22 78 23 ou 06 87 28 25 77

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Fim vidéo en cours de réalisation.

Le pôle média de la maison des Jeunes et de la Culture de Novel réalise un reportage sur la manifestation. Responsable : Frédéric ARSAC.

Ce film sera présenté au sein de l’espace documentaire au tout début janvier 2006.

 

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B  : Découverte ou redécouverte
des œuvres d’art public de la Ville d’Annecy

Organisation : Ville d’Annecy
Conception du parcours : Alain Livache

Au fil des années, de nombreuses œuvres ont été implantées dans l’espace public de la ville . Beaucoup sont issues d’une commande publique, certaines sont issues d’initiatives associatives ou privées. L’ensemble ponctue le tissu urbain de signaux artistiques différents… Murs peints, sculptures, aménagements urbains, design mobilier… Cet itinéraire met ainsi en valeur les différents quartiers d’Annecy à travers une sélection d’œuvres significatives.

 

Les sentinelles des souhaits
Arteppes
, espace d’art contemporain.
Sculpture « in progress ». 1994 - 2014
Béton, ciment et éléments papiers écrits glissés à l’intérieur.
Place des Rhododendrons. Quartier des Teppes.
Année d’implantation : 1994

Le 28 mai 1994, 150 souhaits de solidarités sont insérés par 150 enfants, jeunes et adultes dans la sphère portée par les deux « sentinelles ». Ces souhaits y seront tenus secrets jusqu’au 28 mai 2014, date à laquelle les messages seront rendus publics, soit 20 ans après, jour pour jour. 
L’œuvre n’est donc pas figée, elle est chargée de temps : les messages qui y sont contenus entretiennent, jusqu’à ce qu’ils soient découverts,  une dialectique particulière avec le réel.
La responsabilité, pour chacun, durant ces vingt années, d’infléchir à son niveau le devenir du monde est rappelée quotidiennement par ces sentinelles des souhaits…

Conception et  réalisation de l’œuvre : Ateliers d’arts plastiques Arteppes, MJC maison de l’Enfance . Annecy

La famille
Robert Ramel,
Sculpture. Pierre du Gard. Rue Louis Armand Est.
Quartier Novel
Année d’implantation : 1988
Acquisition : Ville d’Annecy

Sculpture à la taille de l’homme, taillée en rondeur dans une pierre du Gard, la « Famille » de l’artiste rumillien Rober Ramel (1929/1997), diplômé d’honneur de l’académie internationale Léonard de Vinci de Rome, porte la sphère du monde à bout de bras…

 A visiter : Atelier et œuvres du sculpteur Robert Ramel à Rumilly.
Visite du 15/05 au 15/10, les mardis, jeudis, vendredis et dimanches de 14h à 20h et toute l'année sur rendez-vous

L’ascension du Mont-Blanc
Dominique Falda,

d’après l’œuvre de Henriette D’Angeville en 1838. 
Mur peint.
Rue du Mont-Blanc / Place Général de Gaule.
Année d’implantation : 1989
Acquisition : Ville d’Annecy avec le « Crédit municipal » et Entreprise « JC Decaux »

 

La piste aux étoiles
Didier Courbot.
Œuvre en 3 dimensions. Aménagement urbain
Place du Parmelan. 
Année d’implantation : 2004
Acquisition : Ville d’Annecy et Ministère de la Culture

Didier Courbot a conçut un projet pour le quartier du Parmelan en pleine rénovation. Ce quartier construit à la fin des années cinquante fut habité essentiellement par les ouvriers de l'usine Gilette située à proximité et détruite il y a une quinzaine d'années.
Dider Courbot, s'inspirant de la présence, au sein du centre social de l’école du cirque, a choisi de recréer un espace de rencontre et de fête pour les habitants. Didier Courbot, a conçu dans un premier temps un projet affirmé et précis, puis s'est mis à l'écoute des désirs des habitants. II a observé les comportements, et a peu à peu remodelé le projet urbanistique initial.
Candélabre  singulièrement incliné, projections de couleurs, incrustations au sol, murets rouges structurant l’espace, autant d’éléments qui au fil de leurs intégrations progressives dans la vie du quartier  font de  cette «  piste aux étoiles »  un espace commun. 

Didier Courbot est né en  1967, il vit et travaille à Paris

Le roi et la reine
Keith Haring
Acier cortene
Parc de l’impérial.
Années d’implantation : 1991
Œuvre mise à disposition par le « Groupe Hopf »

Keith Haring est né en 1958 aux USA. Il entre en 1980 dans le mouvement graphitiste, peignant sur des panneaux publicitaires du métro. Ami d’Andy Warhol, il est reconnu mondialement dès 1984, avant de mourir en 1990, atteint du Sida. Son style est soutenu par un vocabulaire élémentaire de formes : bonshommes et animaux stylisés, croix, triangles… Ce n’est qu’à la fin de sa courte vie qu’il s’intéresse à la sculpture. Sous une apparente naïveté son langage est spécifique et immédiatement reconnaissable.
L’œuvre « Le roi et la reine » en acier Cortène est considérée comme une œuvre majeure de l’artiste.
Ce couple amoureusement élancé fait face au lac. Il évoque aussi l’amour et la sexualité modifiés par le Sida, relayant l’engagement de l’artiste face à ce fléau.

 

Edifice organique
Max Herlin 
Féro-ciment.
Square des Martyrs de la
 Déportation
Années d’implantation : 1984
Œuvre acquise par les collections nationales et mise à la disposition de la ville

Cette œuvre de Max Herlin implantée en 1984, présente une forme abstraite sortant de terre. Son titre, « Edifice organique » atteste d’une recherche sur l’informe et le mou, qui s’ancre au bas de la sculpture pour dialoguer ensuite en sa partie supérieure vers des formes plus structurées et rectilignes.
Une métaphore du passage entre le bouillonnement du Vivant et l’organisation de sa destinée culturelle;

 

 

Le miroir d’eau
Jean-Michel Wilmotte.
Fontaine en Granit poli et aménagement urbain.
Place de l’Hôtel de Ville.
Années de réalisation : 1995.
Acquisition : Ville d’Annecy

En 1995, s’achevait le réaménagement de la place de l’Hôtel de Ville confié à l’architecte Jean Michel Wilmotte. Ce grand espace, où l’automobile occupait une place prédominante (entre un parking à ciel ouvert et la circulation intense du quai Eustache-Chappuis), a été rendu aux piétons.
Le sol de l’esplanade est composé d’un tapis minéral de granit rose des Vosges quadrillé de bande en granit gris d’Afrique du Sud. Sur ce tapis, émerge le miroir d’eau, bassin à débordement dans lequel vient se refléter l’austère façade de l’Hôtel de ville. Cette « sculpture d’eau », en granit poli, reprend les motifs de la place…

Jean-Michel WILMOTTE, architecte, urbaniste et designer, a ouvert son bureau d'études en 1975. Aujourd'hui avec une équipe de cent personnes de 21 nationalités différentes, il travaille sur plus d'une centaine de projets en France et à l'étranger (Europe, Corée, Liban, Maroc, Qatar, Japon, Russie, USA). Urbaniste, il développe le concept d'« architecture intérieure des villes », afin de traiter l'espace public avec le même soin que l'espace privé;

Néon
Bill Culbert
Néons.
Ecole d’arts. 52, avenue des Marquisats
Année d’implantation : 2000
Acquisition : Ville d’Annecy

Le travail de Bill Culbert associe la lumière et la photographie et fait référence à l'énergie, naturelle ou électrique. Son goût pour les objets incongrus, les déplacements de champs, les associations d'objets et d'idées donnent vie à des arrangements étranges, poétiques et souvent jubilatoires.
Pour cette œuvre réalisée en 1995 pour l’Ecole d’arts, l’artiste installe sur le fronton supérieur du bâtiment des signaux lumineux, l’un en néon et l’autre en panneau lumineux…

Bill Culbert est né en 1935 en Nouvelle-Zélande.
En 1961, il s'installe dans le Lubéron et partage depuis son temps entre la Provence, Londres et la Nouvelle-Zélande. Ces allers-retours ont influencé sa pratique, autant par les éléments constitutifs de chaque lieu où il peut facilement trouver les matériaux propres à sa pratique

Sans titre
Daniel Pommereulle
Verre, ardoise, Grès sculpté
Cour du Musée Château. 
Année d’implantation : 1988
Acquisition : Ville d’Annecy et Etat.

Daniel Pommereulle est né en 1937 à SCEAUX , il  meurt en 2003 à Paris.Baptisé "objecteur" par Alain JOUFFROY (exposition "Les objecteurs " en 1965). Les assemblages qu'il réalise par la suite préfigurent l'Art pauvre.
Dans les années 1980 à 1990, il joue sur l'agencement du verre, de la pierre et de l'acier, travaillant sur la transparence. Daniel Pommereulle a inventé un nouveau langage des matériaux : le marbre, le verre, l'acier, aussi bien que l'ardoise, la céramique ou la pierre.
Ses sculptures relèvent de l'assemblage d'objets auxquels il donnait des titres peu ordinaires comme "Objet hors saisie", "De la chaise occidentale considérée comme un monument tibétain" (1965), "Pêcher en fleur" (1966), "Objets de tentation" (1967) ou "Les égorgeurs d'épaisseur" (1993) etc...
En l’occurrence, celle du Musée château ne reçut pas de titre…

Daniel POMMEREULLE a également été réalisateur de films et comédien, notamment avec Eric Rohmer et Philippe Garrel.

« Sans titre »  a été acquise en 1988 par l’Etat et la ville dans le cadre de la charte culturelle section verre contemporain du musée.

Simple
Emmanuel Saulnier
Verre - Encre - Lavis
Tour de la Reine. Musée Château.
Année d’implantation : 1991 
Acquisition : Ville d’Annecy et Etat.

Simple est une sculpture composée de trois cylindres et de 18 flûtes de verre remplies d’eau distillée. Les matériaux utilisés révèlent la transparence et permettent des jeux d’ombre et de lumière.
D’un coté, le verre, élément solide, se caractérise par sa fragilité. De l’autre, l’eau, élément liquide, est soumise à des changements perpétuels, elle s’évapore et se trouble.
Emmanuel Saulnier représente un idéal d’équilibre quoique toujours instable.

Cette sculpture symbolise aussi les liens unissant les corps à l’espace.
On retrouve dans cette installation les préoccupations de l’artiste :  le souci de la lumière et de la transparence d'abord, une  réflexion sur l'équilibre des formes ensuite et  enfin, le travail des matières paradoxales, tels le verre ou l'eau . Tout est dans le fragile équilibre des choses et la prise de conscience aiguë de l'espace qui les entoure.

Emmanuel Saulnier  est né en 1952,  il vit et travaille à Paris.

Suite Ovales
Claude VIALLAT
Quatre  peintures sur bâches au plafond.  
Passage du conservatoire. 10, rue J.-J. Rousseau
Année d’implantation : 1997
Acquisition : Ville d’Annecy .

Claude Viallat est né à Nimes en 1936 où il vit et travaille. 
Chef de file du groupe Supports-Surfaces dans les années 1970 et représentant de la France à la biennale de Venise en 1988, son œuvre est une réflexion sur le processus et la matérialité de la pratique picturale.
Claude Viallat, à partir de 1966, développe son travail à partir d'une forme unique, résultat d'un accident de travail. Depuis, son itinéraire de peintre parcourt la recherche sur la peinture à partir de cette forme unique. C'est le recours à cette forme unique qui marque l'identité de son œuvre. Traduite en pochoir, elle se répète à intervalles réguliers sur le support, de gauche à droite horizontalement ou en diagonale.  
Claude Viallat n'aime pas choisir les formats, il préfère se les voir imposer.  C’est ainsi qu’il réalise pour Annecy et le passage du Conservatoire de Musique ces quatre bâches ovales, s’inscrivant exactement dans l’architecture du plafond….

Fontaine…
Yvette Vincent –Alleaume
Fontaine et aménagement urbain.
Place de la Mandallaz.
Année de réalisation : 1991
Acquisition : Ville d’Annecy

En 1991, l’aménagement de la Place de la Mandallaz est confiée à Yvette Vincent-Alleaume, artiste d’origine annécienne.
<< J’ai voulu créer un lieu agréable au cœur de ce quartier en formation, en jouant sur la rencontre de l’ombre et de la lumière, du soleil et de l’eau…
J’ai conçu cette place comme une butte composée de gradins en formes de vagues rigides. Du gradin le plus élevé, s’échappe une petite cascade, ruisselante dans le bassin central, au milieu duquel se dresse une fontaine, sorte de cube que l’on dirait tombé des gradins. J’ai marié la rigueur de la géométrie avec la liberté et la fantaisie de l’eau. >> Y. Vincent-Alleaume.

Mâts d’éclairages
Conception : Jean-Vincent Berlottier, agence Strates.
Aménagement urbain.
Pôle d’échanges. Sibra.  Rue de la gare
Année de réalisation : 2003
Communauté de l’agglomération d’Annecy.

Dans l’aménagement général du pôle d’échange de la Sibra, les mâts d’éclairage sont les garants de l’identité globale du lieu. Sur cet espace, face au risque de dissolution et d’éclatement de l’espace urbain en une multitude de petits objets, un carroyage de mâts créés tout spécialement est développé.
Les créateurs appuient leur  processus de création sur des évocations poétiques : les chiffres lumineux évoquent les « Exercices de style » de Queneau ( « je prends le 5 ou le 9 ! »), leurs graphismes sont un écho aux pâtes alimentaires en formes de lettres appréciées des enfants. Ils sont supportés par des « virgules » et  le mât lui-même a sa corolle.
Cela concoure à créer une relation étroite entre sculpture, design et objet utilitaire.
Il s’agit de donner de l’épaisseur, des limites à un espace qui n’est que la concentration d’usages et d’énergies.

 Maître d’ouvrage : Communauté de l’Agglomération Annecienne
Conducteur d’opération : SEHDS
Equipe de Maîtrise d’œuvre :Architecte : Jean-Vincent Berlottier STRATES
Fabricant des mâts : THORN

Fresque des Romains
Philippe Clapier et Pascale Chevalier
(groupe Michel Strogoff)
Mur peint
Place des Romains
Année de réalisation : 1988
Acquisition : Jeune chambre économique, Ville Annecy et Conseil Général.

Les deux artistes sortent de l’anonymat ce mur à la façade aveugle de la place des Romains. 
En trompe l’œil, tout y devient volume et relief, évoquant des formes architecturales antiques, dressées ou déjà tombées au sol, auxquelles sont associés cependant des éléments plus contemporains. Il y a là l’affirmation de la trace patrimoniale de la place des romains et de son actualité …

 

Le parcours des oeuvres permanentes

 

Contacts :

 

Commissariat général :

Alain Livache

06 87 28 25 77

alain.livache@wanadoo.fr

 

Ville d’Annecy

Direction des Affaires culturelles

04 50 33 88 84

 

Conseil Général de la Haute-Savoie

Direction des Affaires culturelles

04 50 51 02 33

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