Brève introduction à l’œuvre de Yves Mairot
Eprouver du monde sa vibration…
Tranquillement,
avec le tact et la force des belles ambitions, les œuvres d’Yves Mairot
provoquent émotion et réflexion. Tout réside dans ce qui est à
voir : un subtil travail matiériste où vibre la surface pigmentée
par couches de glacis successifs - la marque stratifiée du passage du
silence et du temps - la trace énigmatique de l’Homme archaïque ou
contemporain face
au cosmos comme à la plus petite parcelle de poussière.
A travers une peinture aux techniques exigeantes, qui serait comme une
pensée faite forme, Yves Mairot décale notre approche de la nature
et du paysage.
Il nous embarque quelque part entre le caillou et l’univers, quelque
part… entre le chaos et la sérénité. Voici une peinture dont
l’apparente retenue permet de donner du temps au Temps, un
temps déployé, pour éprouver
du monde sa vibration. Une vibration
à la fois sensible, poétique et philosophique.
L’œuvre est unique en son
genre. Complexe sans être hermétique. Elle possède son propre
vocabulaire plastique. Et si celui-ci s’ancre aux fondements de l’art
pictural occidental voire oriental, il traverse tout autant certaines
problématiques passionnantes de l’art contemporain : que ce soit
par le rapport physique au Temps contenu dans les œuvres, la relation
particulière entretenue avec le paysage, la vigilance engagée avec la
force médiatique de l’image ou encore la proximité poétique avec la
recherche scientifique, l’Oeuvre explore et expérimente.
D’autres artistes le font avec l’installation, le
land-art, l’art numérique ou la vidéo. Sans s’y opposer, en
compagnon de route indépendant, Yves Mairot, démontre que la peinture
dispose encore d’une incidence contemporaine au début du XXIème siècle.
(c)Alain Livache.
Yves
Mairot : Une manière singulière
de s’intégrer à
l’actualité de l’art.
(…) Yves Mairot propose une sorte de transition entre plusieurs
étapes historiques de la peinture. C’est un artiste qui
puise ses sources à la fois dans les techniques
picturales et les thématiques traditionnelle de la peinture (en
particulier la technique des glacis qu’il utilise fréquemment, mais
aussi à la problématique de la représentation du corps de la femme
qu’il aborde avec originalité).
Mais ses sources s’ancrent aussi dans la peinture des années soixante,
période où déjà il s’engage artistiquement
et socialement, en participant à la remise en question des cadres
artistiques et culturels de cette époque. (on peut en particulier
évoquer la dynamique créée par des artistes comme Dubuffet, Fautrier,
Erro et bien d’autres). Son rapport à la BD, à l’image médiatique,
à l’expression de l’art dans le champs social voire politique est
directement issu de ces recherches artistiques des années soixante.
Mais il se retrouve également aujourd’hui au cœur de la question de la
peinture dans l’art contemporain. A sa manière, qu’il renouvelle sans
cesse, Yves Mairot se situe (avec
ses armes, avec sa vision du monde), dans la question par exemple de notre
rapport au paysage, de l’expérience
du paysage devrait-on dire. (Son rapport à la montagne par exemple ne
s’inscrit pas dans une iconographie paysagère mais dans
la traduction plastique de la traversée intime d’un espace, par
l’exploration de la matière tactile d’un granit ou d’une ardoise)
.
Le
rapport étroit en particulier qu’il entretient aussi avec la science
exploratoire de la matière et du cosmos lui permet en tant que peintre
d’apporter sa pierre à une conception plus large et plus complexe de la
dialectique entre l’infiniment grand et
l’infiniment petit.
Yves nous renvoie également aux transversalités actuelles
de ce que l’on nomme les civilisations. (On peut évoquer
les très grands formats qu’il propose depuis quelques temps et qui
parlent de ce qu’il désigne comme
les signes de l’universel et l’universel des signes.
La synthèse toute personnelle qu’il propose entre le signe
porté de l’homme préhistorique sur la caverne, l’écriture
occidentale, les civilisations précolombiennes, ou encore
les idéogrammes, créent un langage formel tout à fait original, un langage
qui incite à réfléchir sur ce qui unit l’humanité et moins sur ce
qui la divise.
Enfin
pour appuyer cette place contemporaine du travail de Yves Mairot,
je pourrais souligner qu’au-delà même du sens de son œuvre (Yves
n’est pas un artiste à message) Yves Mairot
creuse sans cesse la question de la peinture par elle-même, la question
de son langage propre . C’est à dire : que dire de
soi-même et du monde avec une surface plane, de la matière et un
geste ?
(En témoigne par exemple sa
récente exposition de l’automne dernier à la chartreuse de Mélan ou
il a disposé des œuvres peintes Accrochées dans le vide et autour
desquelles on pouvait tourner, d’autres posées au sol où elles
devenaient en quelque sorte des sculptures ou encore à travers une installation
qui faisait sortir l’œuvre de sa planitude habituelle.
Alors bien sur certains artistes contemporains (et leur travail est
souvent passionnant et pertinent) explorent ces chemins avec
l’installation, le land-art, l’art numérique ou la vidéo.
Yves Mairot est parmi eux, sans mimétisme artificiel, à sa manière. Il
ne s’oppose pas à l’art
dit contemporain. Il en est
à mon sens un compagnon de
route, indépendant.
(c)Alain Livache . 2002
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Vue générale de
l’exposition à la Chartreuse de Mélan à Taninges (74) ,
2002 :
Les deux grands polyptyques (310cm x 310 cm chacun. Modulables selon
l’espace

Vue générale de l’exposition à
la Chartreuse de Mélan à Taninges (74) , 2002

Vue générale de l’exposition au Centre
Culturel du Château de MONTFORT (Puy de Dôme). 2002

Vue générale de l’exposition au Conservatoire d’art et d’Histoire
à Annecy, 2001
|
|
Brève
présentation de l’exposition
Le
concept de l’exposition
Conçue en étroite collaboration avec Yves Mairot, l’exposition
évite volontairement une approche chronologique. Elle ne tend pas non
plus vers une présentation successive des différentes séries la
constituant.
Dans l’œuvre de Yves Mairot
Peinture, Poésie et Philosophie s’interpénètrent et
dialoguent. La peinture influence la philosophie de l’artiste et vice
versa. Le parti pris de l’exposition engage donc le visiteur vers une
approche plus poétique que scientifique.
Il s’agit, en sept étapes, sept zones, d’évoquer sept ambiances
transversales à 50 années de création. S’égrènent ainsi
successivement dans l’espace plusieurs propositions poétiques :
- Le silence et son double
-
Le signe et l’incision
- L’être
et le chaos
-
Le cosmos et le caillou
-
Vénus et l’horizon-
Le pigment et la
surface
-
Le temps, ce sédiment .
Pour
souligner cette synergie entre poésie, peinture et philosophie des soclatextes
ont été conçus, où s’inscrivent des aphorismes de
l’artiste mais aussi de poètes, philosophes, chercheurs et créateurs,
faisant parties de son univers et faisant écho à chacune des
zones créées. Enfin, sur ces mêmes soclatextes
sont disposées des photographies de détails d’œuvres visant à
faciliter
la perception de leur « matériologie ».
Un
soin particulier a été porté à rythmer de manière dynamique le
parcours du regardant (comme le nomme Y.M.). On découvrira par exemple un
polyptyque de 4 mètres par quatre mètres, des suites de plusieurs tondos
ou bien encore
une salle
monochrome bleue…
Loin de former un corpus historique exhaustif, les choix effectués visent
plus modestement à accompagner
cet espace-temps de méditation dont parle Yves Mairot lorsqu’il évoque
la recherche picturale
qu’il mène et poursuit depuis plus de cinquante ans.
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Structuration linéaire de l'exposition
Six à sept zones à identifier
Le parti pris implique que six à sept zones puissent êtres formalisées (par des salles, des espaces cloisonnées ou par d'autres moyens).
Ces zones présentent chacune une évocation philosophique et poétique d'un sujet transversal à l'Oeuvre.
Les soclatextes
A chacune de ces zones est affecté ce qui a été nommé des soclatextes (néologisme associant la notion de socle et de textes)
Les soclatextes sont des bornes structurant le parcours du spectateur dans l'exposition.
Il s'agit de parallélépipède de 90 cm de hauteur et de 40 cm de largeur.
Sur ces soclatextes sont contrecollés, sur les 4 cotés, des textes choisis par l'artiste et le commissaire :
- Une pensée ou un aphorisme de Y.Mairot
- Un texte d'un poète ami ou aimé par Y.M.
- Un fragment de texte philosophique, scientifique ou artistique d'auteurs repères pour l'artiste
- Sur la face de dessus est marouflée une
macrophotographie d'une des œuvres de la
zone. Celle ci invite à une vision matériologique
du travail.
Ce " mobilier " permet notamment de ne pas surcharger les murs de textes parasites et de créer un objet dynamique dont chaque face renvoie aux œuvres environnantes. ,
Les sept zones dans leur ordre d'apparition
Le silence et son double : Œuvres où se joue particulièrement la capture du silence, requis et contenu dans la peinture. C'est une zone de mise en condition du spectateur pour percevoir l'espace temps de méditation proposé.
Le signe et l'incision : Œuvres où se jouent particulièrement la profondeur des glacis et un étrange vocabulaire de signes et de traces archaïques
L'être et le chaos : Œuvres où se joue et se repère particulièrement la place de l'être, de l'Homme et de l'humain confronté au réel.
Le cosmos et le caillou : Œuvres où se joue particulièrement la résidence du monde dans le grain de poussière autant que dans les limbes de l'univers
Vénus et l'horizon : Œuvres où se joue le passage formel et immémorial entre les paysages intérieurs et les nus féminins où se repèrent les archétypes de la féminité.
Le pigment et la surface : Œuvres de différentes séries et périodes mais toutes de dominante bleue où se joue particulièrement la relation de la couleur avec la matière, la lumière et la surface.
Le temps, Ce sédiment : Œuvres où se joue particulièrement la capture visuelle et conceptuelle du temps.
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Yves
Mairot, NOTE BIOGRAPHIQUE
Yves Mairot est né en 1924 en Haute
Savoie où désormais il vit et travaille. Peintre de formation d’abord
littéraire et philosophique, il fut aussi
professeur de sémiologie de l’image d’art à la Sorbonne. Ami
des poètes, il collabore souvent avec plusieurs d’entre eux. On trouve
de ses œuvres notamment à la Fondation Maeght à St-Paul De Vence, au
musée d’art moderne de Céret, de Tolède, Madrid et dans de nombreuses
collections particulières en France et à l’étranger.
Principales expositions
personnelles (sélection)
2003 :
-
Centro de arte de Tolédo. Espagne
2002 :
- Galerie Chantal Mélanson, Annecy
- Chartreuse de Mélan. Taninges (74)
-
Centre culturel du Château de Montfort, Le Vernet La varenne, Puy
de Dôme
2001 :
- Conservatoire d’Art et d’Histoire. Annecy
- Galerie Mélanson, Annecy ;
-
Fondation Ripaille, château de Ripaille, Thonon-les-Bains
1995 :
- Tolède, Madrid, Avila
1994 :
- Galerie Hermès, Lyon
1992 :
- Biennale internationale, Québec
1991 :
- Musée d’art moderne, St-Etienne
1990 :
- Centre culturel français, Rome
1988 : Galerie Dédal, Annemasse
1983 : CAC, Annecy
1978 : Centre Pompidou, Paris
1976 : Musée-château, Annecy
1970 : Musée d’art moderne, Céret
1969 : Galerie Templon, Paris
1967 : Galerie Matignon, Paris
1963 : Galerie Reflets, Lyon
1961 : Galerie Perrière, Annecy
Illustrations
d’ouvrages par Yves
Mairot
ANCET Jacques, L’autre
Pays, Plain Chant Editeur, 1975.
CHAMBELLAND Guy, Courtoisie de la
fatigue, Editions St germain des prèss, 1971.
GAUTHIER-DARLEY Michel, Tant de
Temps, Editions du Pont de l’Epée, 1981.
LAUDE Jean, Sur le Chemin du Retour,
Editions Club du Poème, 1967.
STEINMETZ Jean-Luc, L’Echo traversé,
Guy Chambelland, 1968.
VERDONNET Jean-Vincent, Le Temps de
vivre, Editions Club du Poème, 1967.
VINCENSINI Paul, D’Herbe noire, Guy
Chambelland, 1965.
Jean
Pierre GEAY. Quarante deux peintures murales sur toile libre.
Bibliographie
Ouvrages monographiques :
-Yves Mairot ou la
mesure du monde. Par André Depraz. Ed
Rossat-Mignod, 2001
-Yves Mairot, le temps
déployé. Marie-Claire Bussat-Enevoldsen. Entretiens.Préface Alain
Livache 2001
-GEAY Jean-Pierre, Quatre clés pour
Yves Mairot, avril 2001.
-DEPRAZ André, Yves Mairot ou les
saisons de la terre, sans éditeur, 1996.
-Ouvrage collectif, Yves Mairot, Annecy
Impression, 2000.
-Ouvrage collectif, Mairot le
peintre, Paris, éditions S.2.i. KURKJIAN, 1989
Catalogues
d’exposition :
-Catalogue de l’exposition Yves Mairot, Tarare, Espace culturel André Malraux, 1996.
-Michel Gauthier Darley, « texte
de présentation pour le vernissage », Exposition Yves Mairot, Tolède, mai 1995
-Catalogue de l’exposition Yves
Mairot, 10 années de peinture, Annecy, Palais de l’Isle, 1975-1976.
Filmographie
2002 : Yves mairot.
Production Point 8
Ce film est intégré à l’espace documentaire accompagnant
l’exposition.
1973 : L’œuvre
peint d’Yves Mairot, film ORTF, production J.-J. Lerrand, réalisation
J.-C. Demey.
1978 : L’Espace à portée de
mains, film de Gérard Allain (1er prix du film
documentaire à Cannes, 1978).
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|
L'un des 7
soclatextes
Vue
partielle de l’exposition annecienne
Les sept zones dans leur ordre d'apparition
Le
silence et son double :
Œuvres où se joue particulièrement
la capture du silence, requis et contenu dans la peinture. C’est
une zone de mise en condition du spectateur pour percevoir l’espace
temps de méditation proposé.

Lumière naissante. Huile sur toile
Nivose I à
IV. Acrylique, encre, broux de
noix, kraft marouflé sur bois 1998
Le signe et l'incision : Œuvres où se jouent particulièrement la profondeur des glacis et un étrange vocabulaire de signes et de traces archaïques

Forêt de la mémoire. Huile sur toile.1974

Message I . huile sur toile
1998
|
Fiche
commissariale de
l’exposition pour son itinérance
Le
commissariat d’exposition
C’est
à l’agence Etant-Donné et son responsable Alain Livache qu’a été
confié le commissariat d’exposition et l’accompagnement de son
éventuelle itinérance.
Cette rétrospective, on l’a évoqué précédemment, propose une vision
transversale de l’œuvre
d’Yves Mairot et non pas une vision chronologique ou par série.
Pour ce faire une structuration théorique de l’exposition a été
élaboré. Il a déjà donné lieu à plusieurs déclinaisons :
-
Sa première mise en espace a eu lieu à Annecy au
conservatoire d’Art et d’Histoire.(2001)
-
La deuxième
au Centre Culturel du Château de Montfort à Le Vernet La Varenne
dans le Puy de Dôme. (2002)
-
Une monstration partielle de certaines oeuvres issues de
l’exposition s’est déroulée à La Chartreuse de Mélan à Taninges.
(2002)
-
En 2003, cette rétrospective se développera à Tolède en
Espagne au Centro de arté de Toledo. (Tolède).
La
mise à disposition de l’exposition dans un nouveau lieu suppose donc
que le même
commissaire d’exposition, en étroite collaboration avec
l’artiste lui-même, imagine une nouvelle déclinaison à la monstration.
Une nouvelle
déclinaison, qui tout en devant garantir l’esprit de la démarche, doit
cependant prendre totalement en compte la configuration spécifique de la
structure accueillante : ses espaces disponibles, ses contraintes
techniques, mais aussi sa dimension artistique et/ou historique.
Ainsi, il ne s’agit pas de plaquer une « exposition toute
faite » dans tel ou tel lieu. Yves Mairot, le temps déployé doit
s’insérer dans son environnement d’accueil. Il est ainsi fort
probable que la constitution de l’exposition et sa mise en espace
diffèrent
très sensiblement selon le contexte.
Par ailleurs en fonction du lieu et de l’évolution de son œuvre Yves
Mairot crée des œuvres pour
qu’elles s’inscrivent « in-situ » dans l’espace.
Un travail d’équipe étroit
avec les responsables du lieu d’accueil doit favoriser dans ce
sens le bon équilibre du projet.
Structuration
physique de l’exposition
Constitution du fonds d’œuvres présentées.
L’œuvre de Yves Mairot est constituée de plusieurs types de productions : des huiles sur toile, des huiles sur bois, des cires sur papier, des collages, des aquarelles, des encres et dessins ou encore des peintures sur pierre. Chacune de ces techniques est en soi passionnante. Néanmoins un
choix a été fait : ne retenir principalement que les huiles sur toile et quelques collages. Car quand bien même l’exposition doit avoir un caractère rétrospectif, elle ne prétend pas à l’exhaustivité. Présenter un peu de tout aurait eu pour conséquence un éparpillement du propos, une dissémination trop importante du sens de l’Oeuvre.
Par contre, à partir des huiles sur toiles, qui demeurent l’axe essentiel du travail de l’artiste, il est possible de balayer les principales préoccupations du peintre. La cohérence esthétique du projet en est également confortée.
S’il s’agit donc majoritairement d’huiles sur toile, leurs dimensions varient (de petits formats de 60cm x60cm à un polyptyque de 20 mètres carrés).
Leurs formats sont également différents (carrés, rectangulaires, circulaires).
Par ailleurs le rythme de l’exposition est soutenu grâce au développement d’œuvres isolées, de diptyques, de triptyques, de séries linéaires de
tondos, …
Quant aux œuvres choisies, ce sont des œuvres majeures. Les premières ont été réalisées en 1952 et les dernières très récemment en 2002.
Enfin, comme indiqué précédemment, en fonction des caractéristiques du lieu d’accueil, de nouvelles œuvres sont intégrées.
Chaque déclinaison de Yves Mairot, le Temps déployé est donc une exposition originale et particulière.
Nombre minima et maxima d’œuvres devant et pouvant être accueillies
L’exposition est susceptible de mettre à disposition près de 120 œuvres réparties en plusieurs corpus. Ces œuvres pour une grande majorité sont de moyens formats (environ 120x120) ou de plus grands formats (environ 150x120). Certaines se disposent en diptyques, triptyque ou encore polyptyques.
Ces œuvres constituent un fonds de base au sein duquel il convient de puiser en fonction des caractéristiques du lieu et du redéploiement de l’esprit de l’exposition.
L’espace nécessaire
L’exposition des 120 œuvres nécessite un espace d’environ 350 mètres carrés. (Il est tout à fait possible d’investir des espaces encore plus vastes)
Cependant il n’est pas nécessaire forcément de disposer de ces 350 mètres carrés pour installer dans de bonnes conditions l’exposition :
Dimensions minimales de l’espace et nombre minimum d’œuvres :
- Un minimum d’environ 150 mètres carrés est nécessaire. - 60 œuvres est le nombre minimum nécessaire à l’intelligibilité de l’exposition.
Hauteur de plafond :
De manière idéale une hauteur de plafond d’au moins 3 mètres en moyenne est nécessaire. Une plus grande hauteur est cependant très souhaitable en particulier pour « déployer sur une grande surface le ou les polyptyques).
Au-delà de ces caractéristiques de base, l’exposition peut s’adapter à d’autres contraintes, si tant est que les lieux soient de qualité et équipés en matière d’accrochage, d’éclairage et de sécurité.
L’exposition doit de toute façon privilégier la qualité de mise en espace plutôt que le nombre d’œuvres présentées.
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Les outils d'accompagnement de l'exposition
Les fiches d'information : Un outil culturel de sensibilisation
Cette exposition est aussi un véritable outil de sensibilisation culturelle à l'art moderne et à certaines problématiques de l'art contemporain.
Chaque zone possède une fiche d'information visant, en des termes simples à identifier le parti pris de réunion des œuvres et à donner quelques clés de lecture facilitant leur perception.
Le livret d'entretien géant :
Un livret d'entretiens avec l'artiste a été édité et réalisé à l'occasion de l'exposition. (voir chapitres suivants). Ce livret a été reproduit sur un livre objet géant permettant au visiteur de le lire avec facilité.
Des outils de communication disponibles et pouvant s'adapter.
Dans la logique de la mise à disposition de l'exposition, il est possible de reprendre le cadre de base de l'affiche, du carton d'invitation, de la brochure d'information et du dossier de presse. Il convient seulement avant réimpression de modifier
sur la souche informatique des documents: Les lieux, dates et autres éléments spécifiques au lieu accueillant.
Des outils de médiation.
L'exposition est accompagnée
d'un dossier pédagogique
et de quelques outils de médiation. (Scénarios de visites, jeux de cartes de macro-photographies, …) Ces éléments sont mis à disposition des structures accueillantes. Il est également possible que des interventions de " prise en main " de l'exposition soient effectuées en direction des personnels assurant pour le lieu la médiation.
Les publications accompagnant l'exposition
A l'occasion de l'exposition Yves Mairot, le Temps déployé, deux ouvrages et un film vidéo ont été édités avec le soutien du Conseil Général de la
Haute-Savoie:
Marie-Claire BUSSAT ENEVOLDSEN, Yves Mairot, le Temps déployé. Imprimerie du Conseil général de la Haute-Savoie, 2001.40 pages, dont quatre encres et dessins inédits reproduits.
Pour aider à la rencontre de l'œuvre de Yves Mairot, il manquait à ce jour l'écho de la parole directe d'Yves Mairot. Et pour que cette expression puisse s'épanouir, Marie-Claire Bussat-Enevoldsen en a été le partenaire pertinent. Grâce à son implication respectueuse et à la précision de ses interrogations, elle a su être l'aiguillon indispensable à l'échange. Des dizaines d'heures d'entretiens qu'elle eût avec l'artiste, elle a choisi d'en extraire " la substantifique moelle ". Ce livret, réalisé à l'occasion de l'exposition rétrospective d'Y.Mairot à Annecy en 2001, en a ainsi pleinement relayé ou anticipé les interrogations.
De ces entretiens, rien au bout du compte n'échappe à la peinture. Bien au contraire, chaque mot y ramène sans cesse et attisera chez le lecteur une belle impatience à voir ou revoir, dans leurs réelles présences, les œuvres d'Yves Mairot.
André DEPRAZ, Yves Mairot ou la mesure du monde, Annecy, Editions Rossat Mignod, 2001, 192 pages, 200 illustrations en couleur.
L'ouvrage consacré à Yves Mairot instaure des rapports particuliers avec le lecteur puisque ce dernier est convié à regarder, mais aussi à lire, à lire pour mieux regarder, à lire pour réfléchir, et à regarder encore, libre à lui de mettre en doute la passion de l'auteur, sa pertinence et ses foucades, son assurance et ses parti pris. André Depraz se réfère aux réalisations d'un artiste des plus authentiques qui sans ostentation ni tapage a construit une œuvre originale, et à un discours sur l'identité de la peinture elle-même, sinon de l'art dans son acception la plus large.
Une abondante iconographie permet de suivre le peintre durant plus de quarante ans, de tracer le portrait d'un artiste riche d'une prodigieuse culture, et qui a su placer l'homme et la beauté au centre de ses préoccupations dans le souci constant de s'exprimer à travers une langue personnelle
Un Film vidéo : Yves Mairot
Un film sur l'œuvre de Yves Mairot a été réalisé en 2002. A partir d'une longue interview de l'artiste structuré en plusieurs volets, ce document présente avec clarté et simplicité les partis pris du peintre et sa démarche de création. Son iconographie importante en fait un document pédagogique de grande qualité en direction de tous les publics.
Prod : Point8. Durée : 16 mn.
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Ont participé à la réalisation de l’exposition :
·
Alain Livache, Commissaire et organisation générale pour Etant-Donné, agence régionale de médiation culturelle et
de sensibilisation à l’art contemporain.
·
Denis
Vidalie créations graphiques et créations photos.
. Caroline
Jules, assistance au commissariat
Vous
souhaitez nous contacter pour évaluer la faisabilité de l'accueil de
l'exposition
Yves Mairot, Le
Temps déployé:
Votre
contact:
Alain Livache, Agence Etant-Donné
alain.livache@wanadoo.fr
tél: 04 50 45 47 32

Le retour des Croisades. Huile sur toile. 1998
|
L'être et le chaos : Œuvres où se joue et se repère particulièrement la place de l'être, de l'Homme et de l'humain confronté au réel.

Chronique.

Portrait . huile sur bois
Le
cosmos et le caillou :
Œuvres où se joue particulièrement
la résidence du monde
dans le grain de poussière autant que dans les limbes de l’univers

Salle
des Tondos. Centre Culturel du Château de Montfort

Tondo . huile sur bois
Vénus et l’horizon :
Œuvres
où se joue le passage formel et immémorial entre les paysages intérieurs
et les nus féminins où se repèrent les archétypes de la féminité.

Etreinte. Huile sur toile
Série de « paysages
féminins »
Le
pigment et la surface : Œuvres de différentes séries et périodes mais toutes
de dominante bleue où se joue particulièrement
la relation de la couleur avec la matière, la lumière et la
surface.

Le temps, Ce
sédiment : Œuvres
où se joue particulièrement la
capture visuelle
et conceptuelle du temps.

Perspective Caraïbe. Huile sur toile
1989

Chronique
vagabonde. Huile sur bois. 2000
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