Y        S
MAIROT


Le Temps déployé

Une  exposition  rétrospective  de Yves Mairot

Production: ODAC, Conseil Général de la  Haute-Savoie.  


Commissariat général: Alain Livache, Agence Etant-Donné (c)


Une exposition itinérante susceptible d’être transposable dans différents  lieux.

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Yves Mairot, Polyptyque N°2.  (310 cm x310 cm).  Les grands polyptyques sont modulables en fonction de chaque espace d’exposition.


 Yves Mairot, le Temps déployé

Sommaire:
 
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- Présentation générale 
- Brève introduction à l’œuvre de Yves Mairot
- Brève présentation de l’exposition
- Structuration linéaire de l'exposition
- Yves Mairot, note biographique.
- Fiche commissariale de   l’exposition pour son itinérance
- Les outils d'accompagnement de l'exposition
- Contact pour évaluer la faisabilité de l'accueil de l'exposition.

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PRESENTATION GENERALE  
Le Conseil Général de la Haute-Savoie a souhaité consacrer  une importante   exposition rétrospective au peintre Yves Mairot. La première présentation de cette exposition s’est déroulée  au Conservatoire d’Art et d’Histoire à Annecy du 29 septembre au 25 décembre 2001. Sur plus de 350 M2. Elle tendait  à favoriser la rencontre profonde et éclairée avec plus de cinquante années de création picturale.
Au-delà de sa première monstration à Annecy, cette exposition a été conçue pour s’adapter à d’autres espaces:  son concept, son parti pris, son parcours, ses outils de médiation et d’information ont tous étés élaborés pour être transposables dans d’autres conditions.
Ainsi l’Oeuvre majeure de cet artiste pourra-t-elle rencontrer, ailleurs,  de nouveaux spectateurs.

Ce dossier présente les caractéristiques artistiques et techniques de l’exposition et les différents éléments qui peuvent faciliter son installation  dans plusieurs types de lieux.


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Yves Mairot, Polyptyque , vue de projection.  (620cm x 620 cm).  Les grands polyptyques sont modulables en fonction de chaque espace d’exposition

 

      

Brève introduction à l’œuvre de Yves Mairot

Eprouver du monde sa vibration…

Tranquillement, avec le tact et la force des belles ambitions, les œuvres d’Yves Mairot  provoquent émotion et réflexion. Tout réside dans ce qui est à voir : un subtil travail matiériste où vibre la surface pigmentée par couches de glacis successifs - la marque stratifiée du passage du silence et du temps - la trace énigmatique de l’Homme archaïque ou contemporain  face  au cosmos comme à la plus petite parcelle de poussière.
A travers une peinture aux techniques exigeantes, qui serait comme une pensée faite forme, Yves Mairot décale notre approche de la nature et du paysage.
 
Il nous embarque quelque part entre le caillou et l’univers, quelque part… entre le chaos et la sérénité. Voici une peinture dont l’apparente retenue permet de donner du temps au Temps, un temps déployé, pour éprouver du monde sa vibration. Une  vibration à la fois sensible, poétique et philosophique
.
L’œuvre est unique en son genre. Complexe sans être hermétique. Elle possède son propre vocabulaire plastique. Et si celui-ci s’ancre aux fondements de l’art pictural occidental voire oriental, il traverse tout autant certaines problématiques passionnantes de l’art contemporain  : que ce soit par le rapport physique au Temps contenu dans les œuvres, la relation particulière entretenue avec le paysage, la vigilance engagée avec la force médiatique de l’image ou encore la proximité poétique avec la recherche scientifique, l’Oeuvre explore et expérimente.
 D’autres artistes le font avec l’installation, le land-art, l’art numérique ou la vidéo. Sans s’y opposer, en compagnon de route indépendant, Yves Mairot, démontre que la peinture dispose encore d’une incidence contemporaine au début du XXIème siècle. 

(c)Alain Livache.


Yves Mairot : Une manière singulière  de s’intégrer  à l’actualité de l’art.
(…) Yves Mairot propose une sorte de transition entre plusieurs étapes historiques de la peinture. C’est un artiste qui   puise ses sources à la fois dans les techniques  picturales et les thématiques traditionnelle de la peinture (en particulier la technique des glacis qu’il utilise fréquemment, mais aussi à la problématique de la représentation du corps de la femme qu’il aborde avec originalité).
Mais ses sources s’ancrent aussi dans la peinture des années soixante, période où déjà il s’engage  artistiquement et socialement, en participant à la remise en question des cadres artistiques et culturels de cette époque. (on peut en particulier évoquer la dynamique créée par des artistes comme Dubuffet, Fautrier, Erro et bien d’autres). Son rapport à la BD, à l’image médiatique, à l’expression de l’art dans le champs social voire politique est directement issu de ces recherches artistiques des années soixante.
Mais il se retrouve également aujourd’hui au cœur de la question de la peinture dans l’art contemporain. A sa manière, qu’il renouvelle sans cesse, Yves Mairot se situe  (avec ses armes, avec sa vision du monde), dans la question par exemple de notre rapport au paysage, de  l’expérience du paysage devrait-on dire. (Son rapport à la montagne par exemple ne s’inscrit pas dans une iconographie paysagère mais dans  la traduction plastique de la traversée intime d’un espace, par l’exploration de la matière tactile d’un granit ou d’une ardoise)
.
Le rapport étroit en particulier qu’il entretient aussi avec la science exploratoire de la matière et du cosmos lui permet en tant que peintre d’apporter sa pierre à une conception plus large et plus complexe de la dialectique entre l’infiniment grand et  l’infiniment petit.
Yves nous renvoie également aux transversalités actuelles   de ce que l’on nomme les civilisations. (On peut évoquer les très grands formats qu’il propose depuis quelques temps et qui parlent  de ce qu’il désigne comme  les signes de l’universel et l’universel des signes.  La synthèse toute personnelle qu’il propose entre le signe porté de l’homme préhistorique sur la caverne, l’écriture occidentale, les civilisations précolombiennes, ou encore  les idéogrammes,  créent un langage formel tout à fait original, un langage qui incite à réfléchir sur ce qui unit l’humanité et moins sur ce qui la divise.
Enfin pour appuyer cette place contemporaine du travail de Yves Mairot, je pourrais souligner qu’au-delà même du sens de son œuvre (Yves n’est pas un artiste à message) Yves Mairot creuse sans cesse la question de la peinture par elle-même, la question  de son langage propre . C’est à dire : que dire de soi-même et du monde avec une surface plane, de la matière et un geste ?
 (En témoigne par exemple sa récente exposition de l’automne dernier à la chartreuse de Mélan ou il a disposé des œuvres peintes Accrochées dans le vide et autour desquelles on pouvait tourner, d’autres posées au sol où elles devenaient en quelque sorte des sculptures ou encore à travers une installation qui faisait sortir l’œuvre de sa planitude habituelle.
Alors bien sur certains artistes contemporains (et leur travail est souvent passionnant et pertinent) explorent ces chemins avec l’installation, le land-art, l’art numérique ou la vidéo.
Yves Mairot est parmi eux, sans mimétisme artificiel, à sa manière. Il ne s’oppose pas  à l’art dit  contemporain. Il en est à mon sens un  compagnon de route,  indépendant.

(c)Alain Livache . 2002
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Vue générale de l’exposition à la Chartreuse de Mélan à Taninges (74) , 2002 :
Les deux grands polyptyques (310cm x 310 cm chacun. Modulables selon l’espace


Vue générale de l’exposition à la Chartreuse de Mélan à Taninges (74) , 2002 

 


Vue générale de l’exposition au Centre Culturel du Château de MONTFORT (Puy de Dôme). 2002

 


Vue générale de l’exposition au Conservatoire d’art et d’Histoire à Annecy, 2001

 

 

 

                    

Brève présentation de l’exposition
Le concept de l’exposition  Conçue en étroite collaboration avec Yves Mairot, l’exposition évite volontairement une approche chronologique. Elle ne tend pas non plus vers une présentation successive des différentes séries la constituant.
Dans l’œuvre de Yves Mairot  Peinture, Poésie et Philosophie s’interpénètrent et dialoguent. La peinture influence la philosophie de l’artiste et vice versa. Le parti pris de l’exposition engage donc le visiteur vers une approche plus poétique que scientifique.
Il s’agit, en sept étapes, sept zones, d’évoquer sept ambiances transversales à 50 années de création. S’égrènent ainsi successivement dans l’espace plusieurs propositions poétiques :
- Le silence et son double  -  Le signe et l’incision -  L’être et le chaos - Le cosmos et le caillou -  Vénus et l’horizon-  Le pigment et la  surface -  Le temps, ce sédiment .

Pour souligner cette synergie entre poésie, peinture et philosophie des soclatextes ont été conçus, où s’inscrivent des aphorismes de l’artiste mais aussi de poètes, philosophes, chercheurs et créateurs,  faisant parties de son univers et faisant écho à chacune des zones créées. Enfin, sur ces mêmes soclatextes sont disposées des photographies de détails d’œuvres visant à faciliter  la perception de leur « matériologie ».
  

Un soin particulier a été porté à rythmer de manière dynamique le parcours du regardant (comme le nomme Y.M.). On découvrira par exemple un polyptyque de 4 mètres par quatre mètres, des suites de plusieurs tondos ou bien  encore une salle  monochrome bleue…

Loin de former un corpus historique exhaustif, les choix effectués visent plus modestement à accompagner  cet espace-temps de méditation dont parle Yves Mairot lorsqu’il évoque la recherche picturale  qu’il mène et poursuit depuis plus de cinquante ans.

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Structuration linéaire de l'exposition

Six à sept zones à identifier
Le parti pris implique que six à sept zones puissent êtres formalisées (par des salles, des espaces cloisonnées ou par d'autres moyens).
Ces zones présentent chacune une évocation philosophique et poétique d'un sujet transversal à l'Oeuvre.

Les soclatextes

A chacune de ces zones est affecté ce qui a été nommé des soclatextes (néologisme associant la notion de socle et de textes) 
Les soclatextes sont des bornes structurant le parcours du spectateur dans l'exposition.
Il s'agit de parallélépipède de 90 cm de hauteur et de 40 cm de largeur.

Sur ces soclatextes sont contrecollés, sur les 4 cotés, des textes choisis par l'artiste et le commissaire : 
- Une pensée ou un aphorisme de Y.Mairot
- Un texte d'un poète ami ou aimé par Y.M.
- Un fragment de texte philosophique, scientifique ou artistique d'auteurs repères pour l'artiste

- Sur la face de dessus est marouflée une
macrophotographie d'une des œuvres de la
zone. Celle ci invite à une vision matériologique
du travail.

Ce " mobilier " permet notamment de ne pas surcharger les murs de textes parasites et de créer un objet dynamique dont chaque face renvoie aux œuvres environnantes. , 

Les sept zones dans leur ordre d'apparition

Le silence et son double : Œuvres où se joue particulièrement la capture du silence, requis et contenu dans la peinture. C'est une zone de mise en condition du spectateur pour percevoir l'espace temps de méditation proposé.

Le signe et l'incision : Œuvres où se jouent particulièrement la profondeur des glacis et un étrange vocabulaire de signes et de traces archaïques 

L'être et le chaos : Œuvres où se joue et se repère particulièrement la place de l'être, de l'Homme et de l'humain confronté au réel.

Le cosmos et le caillou : Œuvres où se joue particulièrement la résidence du monde dans le grain de poussière autant que dans les limbes de l'univers 

Vénus et l'horizon : Œuvres où se joue le passage formel et immémorial entre les paysages intérieurs et les nus féminins où se repèrent les archétypes de la féminité. 

Le pigment et la surface : Œuvres de différentes séries et périodes mais toutes de dominante bleue où se joue particulièrement la relation de la couleur avec la matière, la lumière et la surface. 

Le temps, Ce sédiment : Œuvres où se joue particulièrement la capture visuelle et conceptuelle du temps.
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Yves Mairot, NOTE BIOGRAPHIQUE
Yves Mairot est né en 1924 en Haute Savoie où désormais il vit et travaille. Peintre de formation d’abord littéraire et philosophique, il fut aussi  professeur de sémiologie de l’image d’art à la Sorbonne. Ami des poètes, il collabore souvent avec plusieurs d’entre eux. On trouve de ses œuvres notamment à la Fondation Maeght à St-Paul De Vence, au musée d’art moderne de Céret, de Tolède, Madrid et dans de nombreuses collections particulières en France et à l’étranger.
Principales expositions personnelles (sélection)
2003 :
-    Centro de arte de Tolédo. Espagne
2002 :
- Galerie Chantal Mélanson, Annecy
- Chartreuse de Mélan. Taninges (74)
-    Centre culturel du Château de Montfort, Le Vernet La varenne, Puy de Dôme
2001 :
 - Conservatoire d’Art et d’Histoire.  Annecy
-  Galerie Mélanson, Annecy ;                                     
-     Fondation Ripaille, château de Ripaille, Thonon-les-Bains  1995 :
-  Tolède, Madrid, Avila                                                   
1994 : 
- Galerie Hermès, Lyon                                        
1992 : 
- Biennale internationale, Québec            
1991 : 
- Musée d’art moderne, St-Etienne                      
1990 : 
- Centre culturel français, Rome              
1988 : Galerie Dédal, Annemasse                                 
1983 : CAC, Annecy     
1978 : Centre Pompidou, Paris
1976 : Musée-château, Annecy 
1970 : Musée d’art moderne, Céret
1969 : Galerie Templon, Paris
1967 : Galerie Matignon, Paris
1963 : Galerie Reflets, Lyon     
1961 : Galerie Perrière, Annecy

Illustrations d’ouvrages par Yves Mairot

ANCET Jacques, L’autre Pays, Plain Chant Editeur, 1975.
CHAMBELLAND Guy, Courtoisie de la fatigue, Editions St germain des prèss, 1971.
GAUTHIER-DARLEY Michel, Tant de Temps, Editions du Pont de l’Epée, 1981.
LAUDE Jean, Sur le Chemin du Retour, Editions Club du Poème, 1967.
STEINMETZ Jean-Luc, L’Echo traversé, Guy Chambelland, 1968.
VERDONNET Jean-Vincent, Le Temps de vivre, Editions Club du Poème, 1967.
VINCENSINI Paul, D’Herbe noire, Guy Chambelland, 1965.
Jean Pierre GEAY. Quarante deux peintures murales sur toile libre.

Bibliographie
Ouvrages monographiques :
-Yves Mairot ou la mesure du monde. Par André Depraz. Ed Rossat-Mignod, 2001
-Yves Mairot, le temps déployé. Marie-Claire Bussat-Enevoldsen. Entretiens.Préface Alain Livache 2001
-GEAY Jean-Pierre, Quatre clés pour Yves Mairot, avril 2001. -DEPRAZ André, Yves Mairot ou les saisons de la terre, sans éditeur, 1996.
-Ouvrage collectif, Yves Mairot, Annecy Impression, 2000. -Ouvrage collectif, Mairot le peintre, Paris, éditions S.2.i. KURKJIAN, 1989

Catalogues d’exposition :
-Catalogue de l’exposition Yves Mairot, Tarare, Espace culturel André Malraux, 1996.
-Michel Gauthier Darley, « texte de présentation pour le vernissage », Exposition Yves Mairot, Tolède, mai 1995
-Catalogue de l’exposition Yves Mairot, 10 années de peinture, Annecy, Palais de l’Isle, 1975-1976.

Filmographie

  2002 : Yves mairot. Production Point 8
Ce film est intégré à l’espace documentaire accompagnant l’exposition.
1973 : L’œuvre peint d’Yves Mairot, film ORTF, production J.-J. Lerrand, réalisation J.-C.  Demey.
1978 : L’Espace à portée de mains, film de Gérard Allain (1er prix du film documentaire à Cannes, 1978).

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L'un  des 7 soclatextes                           
Vue partielle de l’exposition annecienne

 


Les sept zones dans leur ordre d'apparition

Le silence et son double : Œuvres où se joue particulièrement  la capture du silence, requis et contenu dans la peinture. C’est une zone de mise en condition du spectateur pour percevoir l’espace temps de méditation proposé.


Lumière naissante. Huile sur toile

  
 
Nivose I à  IV. Acrylique, encre, broux de noix, kraft marouflé sur bois 1998

 

Le signe et l'incision : Œuvres où se jouent particulièrement la profondeur des glacis et un étrange vocabulaire de signes et de traces archaïques 


Forêt de la mémoire. Huile sur toile.1974


Message I . huile sur toile   1998

Fiche commissariale de   l’exposition pour son itinérance

Le commissariat d’exposition

C’est à l’agence Etant-Donné et son responsable Alain Livache qu’a été confié le commissariat d’exposition et l’accompagnement de son éventuelle itinérance.
Cette rétrospective, on l’a évoqué précédemment, propose une vision transversale de l’œuvre  d’Yves Mairot et non pas une vision chronologique ou par série. Pour ce faire une structuration théorique de l’exposition a été élaboré. Il a déjà donné lieu à plusieurs déclinaisons :
-          Sa première mise en espace a eu lieu à Annecy au conservatoire d’Art et d’Histoire.(2001)
-          La deuxième  au Centre Culturel du Château de Montfort à Le Vernet La Varenne dans le Puy de Dôme. (2002)
-          Une monstration partielle de certaines oeuvres issues de l’exposition s’est déroulée à La Chartreuse de Mélan à Taninges. (2002)
-          En 2003, cette rétrospective se développera à Tolède en Espagne au Centro de arté de Toledo. (Tolède).

 La mise à disposition de l’exposition dans un nouveau lieu suppose donc que le même  commissaire d’exposition, en étroite collaboration avec l’artiste lui-même, imagine une nouvelle déclinaison à la monstration. Une  nouvelle déclinaison, qui tout en devant garantir l’esprit de la démarche, doit cependant prendre totalement en compte la configuration spécifique de la structure accueillante : ses espaces disponibles, ses contraintes techniques, mais aussi sa dimension artistique et/ou historique.
Ainsi, il ne s’agit pas de plaquer une « exposition toute faite » dans tel ou tel lieu. Yves Mairot, le temps déployé doit s’insérer dans son environnement d’accueil. Il est ainsi fort probable que la constitution de l’exposition et sa mise en espace diffèrent  très sensiblement selon le contexte.
Par ailleurs en fonction du lieu et de l’évolution de son œuvre Yves Mairot crée des œuvres pour  qu’elles s’inscrivent « in-situ » dans l’espace.
Un travail d’équipe étroit  avec les responsables du lieu d’accueil doit favoriser dans ce sens le bon équilibre du projet.

Structuration physique de l’exposition
Constitution du fonds d’œuvres présentées.
L’œuvre de Yves Mairot est constituée de plusieurs types de productions : des huiles sur toile, des huiles sur bois, des cires sur papier, des collages, des aquarelles, des encres et dessins ou encore des peintures sur pierre. Chacune de ces techniques est en soi passionnante. Néanmoins un choix a été fait : ne retenir principalement que les huiles sur toile et quelques collages. Car quand bien même l’exposition doit avoir un caractère rétrospectif, elle ne prétend pas à l’exhaustivité. Présenter un peu de tout aurait eu pour conséquence un éparpillement du propos, une dissémination trop importante du sens de l’Oeuvre. 
Par contre, à partir des huiles sur toiles, qui demeurent l’axe essentiel du travail de l’artiste, il est possible de balayer les principales préoccupations du peintre. La cohérence esthétique du projet en est également confortée.
S’il s’agit donc majoritairement d’huiles sur toile, leurs dimensions varient (de petits formats de 60cm x60cm à un polyptyque de 20 mètres carrés).
 Leurs formats sont également différents (carrés, rectangulaires, circulaires). 
Par ailleurs le rythme de l’exposition est soutenu grâce au développement d’œuvres isolées, de diptyques, de triptyques, de séries linéaires de tondos, …
Quant aux œuvres choisies, ce sont des œuvres majeures. Les premières ont été réalisées en 1952 et les dernières très récemment en 2002. 
Enfin, comme indiqué précédemment, en fonction des caractéristiques du lieu d’accueil, de nouvelles œuvres sont intégrées.
Chaque déclinaison de Yves Mairot, le Temps déployé est donc une exposition originale et particulière.
Nombre minima et maxima d’œuvres devant et pouvant être accueillies
L’exposition est susceptible de mettre à disposition près de 120 œuvres réparties en plusieurs corpus. Ces œuvres pour une grande majorité sont de moyens formats (environ 120x120) ou de plus grands formats (environ 150x120). Certaines se disposent en diptyques, triptyque ou encore polyptyques.
Ces œuvres constituent un fonds de base au sein duquel il convient de puiser en fonction des caractéristiques du lieu et du redéploiement de l’esprit de l’exposition. 
L’espace nécessaire
L’exposition des 120 œuvres nécessite un espace d’environ 350 mètres carrés. (Il est tout à fait possible d’investir des espaces encore plus vastes)
Cependant il n’est pas nécessaire forcément de disposer de ces 350 mètres carrés pour installer dans de bonnes conditions l’exposition : 
Dimensions minimales de l’espace et nombre minimum d’œuvres :
- Un minimum d’environ 150 mètres carrés est nécessaire. - 60 œuvres est le nombre minimum nécessaire à l’intelligibilité de l’exposition.
Hauteur de plafond :
De manière idéale une hauteur de plafond d’au moins 3 mètres en moyenne est nécessaire. Une plus grande hauteur est cependant très souhaitable en particulier pour « déployer sur une grande surface le ou les polyptyques). 
Au-delà de ces caractéristiques de base, l’exposition peut s’adapter à d’autres contraintes, si tant est que les lieux soient de qualité et équipés en matière d’accrochage, d’éclairage et de sécurité.
 L’exposition doit de toute façon privilégier la qualité de mise en espace plutôt que le nombre d’œuvres présentées.

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Les outils d'accompagnement de l'exposition

Les fiches d'information : Un outil culturel de sensibilisation 
Cette exposition est aussi un véritable outil de sensibilisation culturelle à l'art moderne et à certaines problématiques de l'art contemporain.
Chaque zone possède une fiche d'information visant, en des termes simples à identifier le parti pris de réunion des œuvres et à donner quelques clés de lecture facilitant leur perception.


Le livret d'entretien géant :
Un livret d'entretiens avec l'artiste a été édité et réalisé à l'occasion de l'exposition. (voir chapitres suivants). Ce livret a été reproduit sur un livre objet géant permettant au visiteur de le lire avec facilité. 


Des outils de communication disponibles et pouvant s'adapter.
Dans la logique de la mise à disposition de l'exposition, il est possible de reprendre le cadre de base de l'affiche, du carton d'invitation, de la brochure d'information et du dossier de presse. Il convient seulement avant réimpression de modifier 
sur la souche informatique des documents: Les lieux, dates et autres éléments spécifiques au lieu accueillant. 


Des outils de médiation.
L'exposition est accompagnée
d'un dossier pédagogique
et de quelques outils de médiation. (Scénarios de visites, jeux de cartes de macro-photographies, …) Ces éléments sont mis à disposition des structures accueillantes. Il est également possible que des interventions de " prise en main " de l'exposition soient effectuées en direction des personnels assurant pour le lieu la médiation.

Les publications accompagnant l'exposition
A l'occasion de l'exposition Yves Mairot, le Temps déployé, deux ouvrages et un film vidéo ont été édités avec le soutien du Conseil Général de la Haute-Savoie:

Marie-Claire BUSSAT ENEVOLDSEN, Yves Mairot, le Temps déployé. Imprimerie du Conseil général de la Haute-Savoie, 2001.40 pages, dont quatre encres et dessins inédits reproduits.
Pour aider à la rencontre de l'œuvre de Yves Mairot, il manquait à ce jour l'écho de la parole directe d'Yves Mairot. Et pour que cette expression puisse s'épanouir, Marie-Claire Bussat-Enevoldsen en a été le partenaire pertinent. Grâce à son implication respectueuse et à la précision de ses interrogations, elle a su être l'aiguillon indispensable à l'échange. Des dizaines d'heures d'entretiens qu'elle eût avec l'artiste, elle a choisi d'en extraire " la substantifique moelle ". Ce livret, réalisé à l'occasion de l'exposition rétrospective d'Y.Mairot à Annecy en 2001, en a ainsi pleinement relayé ou anticipé les interrogations. 
De ces entretiens, rien au bout du compte n'échappe à la peinture. Bien au contraire, chaque mot y ramène sans cesse et attisera chez le lecteur une belle impatience à voir ou revoir, dans leurs réelles présences, les œuvres d'Yves Mairot.

André DEPRAZ, Yves Mairot ou la mesure du monde, Annecy, Editions Rossat Mignod, 2001, 192 pages, 200 illustrations en couleur.
L'ouvrage consacré à Yves Mairot instaure des rapports particuliers avec le lecteur puisque ce dernier est convié à regarder, mais aussi à lire, à lire pour mieux regarder, à lire pour réfléchir, et à regarder encore, libre à lui de mettre en doute la passion de l'auteur, sa pertinence et ses foucades, son assurance et ses parti pris. André Depraz se réfère aux réalisations d'un artiste des plus authentiques qui sans ostentation ni tapage a construit une œuvre originale, et à un discours sur l'identité de la peinture elle-même, sinon de l'art dans son acception la plus large.
Une abondante iconographie permet de suivre le peintre durant plus de quarante ans, de tracer le portrait d'un artiste riche d'une prodigieuse culture, et qui a su placer l'homme et la beauté au centre de ses préoccupations dans le souci constant de s'exprimer à travers une langue personnelle

Un Film vidéo : Yves Mairot
Un film sur l'œuvre de Yves Mairot a été réalisé en 2002. A partir d'une longue interview de l'artiste structuré en plusieurs volets, ce document présente avec clarté et simplicité les partis pris du peintre et sa démarche de création. Son iconographie importante en fait un document pédagogique de grande qualité en direction de tous les publics.
Prod : Point8. Durée : 16 mn.


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Ont participé à la réalisation de l’exposition :

·         Alain Livache, Commissaire et organisation générale pour Etant-Donné, agence régionale de médiation culturelle et de sensibilisation à l’art contemporain.

·         Denis Vidalie créations graphiques et créations photos.
.       Caroline Jules, assistance au commissariat

 

Vous souhaitez nous contacter pour évaluer la faisabilité de l'accueil de l'exposition Yves Mairot, Le Temps déployé:

Votre contact:
Alain Livache, Agence Etant-Donné
alain.livache@wanadoo.fr
tél: 04 50 45 47 32


Le retour des Croisades. Huile sur toile. 1998

L'être et le chaos : Œuvres où se joue et se repère particulièrement la place de l'être, de l'Homme et de l'humain confronté au réel.

 
Chronique.   


Portrait . huile sur bois  

Le cosmos et le caillou : Œuvres où se joue particulièrement  la résidence du monde dans le grain de poussière autant que dans les limbes de l’univers  


Salle des Tondos. Centre Culturel du Château de Montfort


Tondo . huile sur bois   

Vénus et l’horizon : Œuvres où se joue le passage formel et immémorial entre les paysages intérieurs et les nus féminins où se repèrent les archétypes de la féminité.  


Etreinte. Huile sur toile  


Série de « paysages féminins »   

Le pigment et la  surface : Œuvres de différentes séries et périodes mais toutes  de dominante bleue où se joue particulièrement  la relation de la couleur avec la matière, la lumière et la surface. 


 

Le temps, Ce sédiment : Œuvres où se joue particulièrement  la capture visuelle et  conceptuelle du temps.


Perspective Caraïbe. Huile sur toile    1989


Chronique vagabonde. Huile sur bois. 2000

 

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